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Instance de Carmentran 2014

dimanche 6 avril 2014, par Dr.Gonzo

« Accusation de Carmentran 2014 »

Oyez, Oyez, Braves gens,

Carmentran, braves gens, en connaissez-vous l’origine ? Carmentran est la contraction de deux mots : le ″Carême entrant″, c’est-à-dire la dernière fête avant les privations du Carême. Autrement dit, Mardi Gras.
En ce jour du 5 avril 2014, le tribunal des horreurs et des fous rires se réunit pour juger sans parti pris, l’ignoble et affreux Sieur Carmentran qui n’a qu’une seule et unique idée derrière la tête : réaliser des méfaits ignobles et inhumains.
Ceci ne change rien aux ambitions de Sieur Carmentran, c’est-à-dire la joie, la fête, les retrouvailles et toutes les coquineries et cochonneries que la morale réprouve, mais que nous énoncerons tout de même.
Nous souhaitons que les villageoises et villageois, bourgeois sobres ou gentilshommes humidifiés daignent alimenter la chronique afin que le procès de l’an 2015 soit encore plus pointu et plus ardu.

Cette année, Sieur Carmentran a attendu son procès un mois de plus qu’à l’habitude. Car pour des raisons techniques, en dehors de la volonté du Comité, l’endroit même de son bûcher était squatté par un C35 aux pneus moyennement neufs.
Cela dit, dans les milieux où l’on s’autorise à penser, on suggère plutôt que le Comité de rédaction, étant un peu lâche et beaucoup farceur, a attendu le résultat des élections pour écrire son procès afin de garder un bon contact avec la dite municipalité, et surtout sa subvention !

Pour en finir avec ses acouphènes et autres otites à répétition, un ex-membre ex-influent du conseil dit ″municipal″ se résigna à faire appel à la magie noire et autre culte vaudou afin de se soigner.
Grâce à l’entremise du Sieur Carmentran, grand prêtre vaudou à ses heures, il s’attaqua aux forces vives de ce qui était le jeune et dynamique Comité des Fêtes : le secrétaire se mit ainsi à souffrir de la goutte de l’oreille interne, le président a vu ses disques rayés, le trésorier fut atteint de rhumatismes, l’ex responsable en chef de la sécurité a désormais les poumons d’un vapotteur de 120 ans, le chef-tireur de litres ne supporte plus les stroboscopes, sans oublier les fractures brachiales pastorales.
Toutefois, aux dernières nouvelles, un contre sort semble avoir été jeté…

Carmentran, indépendantiste devant l’Eternel, décida d’organiser des manifestations anti gauchistes-gouvernementaux. Mais il lui fallait pour cela trouver un symbole marquant et fort pour affirmer sa lutte.
Sur un coup de hasard, il vit passer le Serge avec son bonnet rouge : l’idée lui vint instantanément, le seyant bonnet rouge sera le symbole ! Carmentran s’en alla questionner le Serge pour savoir contre quoi il luttait : la réponse fut rapide et cinglante : LE FROID !

Notre célèbre Don Anthonio de la Vega a récemment, et dans le plus grand secret, mis à la retraite son fidèle destrier Tornado, lui qui arborait fièrement ses couleurs bleu et jaune. Grâce aux leçons assidûment dispensées par le Sieur Carmentran, Don Anthonio a maintenant l’autorisation rose et officielle de se pavaner dans un beau carrosse à la non moins belle couleur vert-de-gris, puissamment tiré par 51 percherons !

Après Hollywood et Bollywood, Carmentran décida de créer Venterolwood afin de faire connaître notre charmant petit village comme capitale du septième art. Pour trouver ses acteurs, il organisa donc un casting hivernal qui s’avéra être un échec, car les meilleurs acteurs venterolais avaient perdu de leur prestance et de leur éloquence lors de la fermeture de Zé le bistroquet.
Il recruta donc pour son film les têtes blondes de l’éco-bio-école-durable et réalisa le film « Les enfants du bout du monde ». Celui-ci fut un succès, et rata de peu l’oscar du meilleur bio-film de l’année. Depuis la réouverture du bistrot, on annonce que Carmentran aurait commencé le tournage de son deuxième blockbuster « les piliers de la place du château ».

Garant des us et coutumes locaux et traditionaliste convaincu, Carmentran s’inquiétait de la disparition programmée de la folklorique, mais néanmoins appréciée par les membres du Comité, je cite : « la fameuse tournée des maisons ».
Cependant, les mythes ne devant jamais disparaître, Sieur Carmentran s’échina à trouver de nouveaux repreneurs à cette pratique ancestrale.
Heureusement pour lui, il réussi à convaincre la liste des menuisiers candidats à la mairie de remplacer les membres plus trop actifs du Comité des Fêtes dans cette rude épreuve.
Depuis ce jour on vit promener dans le village, par petits groupes, les ex-futurs-candidats faisant du porte à porte afin d’imiter les valeureux membres du Comité.

Notre charmant petit village provençal est, chaque été, pris d’assaut par les différents visiteurs et autre touristes en ballade dans la région. Carmentran n’a jamais cautionné ces foules de globe trotters ne respectant guère ses paisibles siestes.
Pour une fois, Carmentran a trouvé un allié de circonstance en la personne de l’association du tout petit marchais venterolais.
En effet, envahis chaque samedi d’acheteurs compulsifs, les forains du village décidèrent, sur une idée de Carmentran, de quitter la place du Château pour un endroit beaucoup plus intimiste à leur goût. La rue des Petites Maries et la rue du Goulet étant bien trop passantes, ils se replièrent sur la place de l’ancienne mairie, bien à l’abri de clients potentiels.

Grace aux prévisions Alain gillot-pétresques qui annonçaient l’hiver le plus glacial du siècle, Carmentran, entrepreneur devant l’éternel, décida d’investir dans la fabrique de parka gore-tex triple épaisseur. Cependant, le froid sibérien n’arriva jamais et la douceur régna tout l’hiver, hormis dans quelques quartiers du petit hameau austère du nord de la commune. Carmentran se retrouva donc avec tout son stock de vestes sur les bras.
Ne s’avouant pas vaincu, il décida donc d’organiser des élections dites ″municipales″ afin de pouvoir écouler sa précieuse marchandise. Pour anticiper les commandes, il alla même jusqu’à faire réaliser un sondage par le très célèbre institut RACHO-BVA-SOFFRES qui annonça une victoire à 60% contre 40%.
Cependant, afin d’alimenter la chronique, le perfide analyste Sieur Carmentran se mit en tête de truquer les résultats du sondage, estima qu’il écoulerait 15 de ses plus belles pièces quoiqu’il arrive.

Compte tenu des charges accablantes et des accusations indéniables, j’impose la peine maximale à Sieur Carmentran, c’est-à-dire :

"LA PEINE DE MORT"

« Défense de Carmentran 2013 »

Étant chargé de la défense du Sieur Carmentran, je me dois de vous le présenter.

Ce siècle avait quatorze ans
Venterol remplaçait Cognac
Hollande perçait Julie après Valérie
Et du Premier Consul, déjà, par maints endroits
Le front du bonhomme brisait le masque étroit
Alors dans Novézan, vieille ville espagnole
Jeté comme les pétards au gré de l’air qui vole
Naquit d’un sang dauphinois et provençal à la fois
Un enfant sans douleur, sans pancréas et sans foie.
Si débile qu’il fut, ainsi qu’une chimère
Abandonné de tous, excepté de sa bière
Et que son cou ployé comme un fidèle Pernod
Fit faire en même temps sa bière et son berceau
Cet enfant que la vie a rendu ivre
Et qui n’avait pas même un lendemain à vivre
C’est lui, c’est Carmentran

Né dans un camping-car, comme un autre personnage mieux connu sous le nom de « Le Vieux », fils du père Pernod et de la mère Ricard, Carmentran eut une enfance difficile, ce qui explique déjà plusieurs de ses méfaits.
Sorti glorieusement premier de l’Université de Richerenches, puis d’un stage écourté au Café de la Poste, il fut admis pensionnaire du « Bistrot de Venterol » !
Carmentran avait bon dos. Il subissait ses peines sans rechigner et était souvent puni pour des méfaits commis par les Venterolais. Il décida de se venger. Sa malice viendrait du fait qu’il a effectué un stage prolongé de perfectionnement dans la cabane des chasseurs et aurait trop abusé de la boisson anisée locale.
Tenant compte de ses déboires, j’appelle à la clémence des jurés. Pour sa défense, je citerai tous les méfaits dont notre village est profiteur.

Toujours à l’affut de nouvelles idées pour aider au développement économique de nos sculpteurs de mottes locaux, Carmentran a décidé de remplacer certaines parcelles d’abricotiers par des parcelles de Ford Mondéo. Fort de la première expérience menée en son temps et au même endroit par le fils d’un ancien maire avec une Alfa, il fut décidé de planter le premier spécimen à la sortie du village, rive gauche de Sauve, à la fin du mois d’août.
Voyant que la pauvre Mondéo ne prenait pas sur cette parcelle et attirait la convoitise de glaneurs de tous poils, il fut décidé de la replanter rive droite, là ou la terre est beaucoup plus fertile car occupée jadis par les déchets dits « verts ». Comptant aussi sur les pluies de septembre pour améliorer les chances de réussite de l’acclimatation de la Mondéo, Carmentran s’échinait chaque jour à lui apporter les plus grands soins.
Et ses efforts étaient en passe de porter leurs fruits, lorsqu’un éclair en a décidé autrement, et mit le feu à cette Mondéo, ce qui n’engendra rien.

Malgré les conseils avisés de Carmentran, grand défenseur de la Démocratie devant Solon, les différentes teams, équipes, enfin… listes candidates en vue de renouveler notre conseil dit ″municipal″ ne sont pas parvenu à se mettre d’accord sur les modalités d’un débat.
Souhaitant apporter sa pierre à l’édifice, le Comité de rédaction ici présent avait souhaité un combat de boue en bikini entre les candidates… Pris de court, il n’a rien trouvé pour les hommes !

C’est avec grande tristesse que Carmentran a appris la nouvelle affectation de notre bio-directeur d’écoloécole venterolaise pour l’île Bourbon. Surmontant sa peine, il décida d’organiser un casting associatif pour remplacer le bio instituteur Réunionnais.
Ainsi différentes associations Venterolaises furent castées :
- La Comité-école, beaucoup trop anisé
- L’ACCA-école, beaucoup trop sanglante
- La PAPAVEN-école, beaucoup trop vieilles pierres
- La Patchwork-école beaucoup trop chiffons
- La Non-voyant-école, beaucoup trop sombre
- L’AVAM-école, beaucoup trop bruyante
- L’APE-école, beaucoup trop parentale
- La Syndicat des Vignerons-école, beaucoup trop en sommeil.

Suite au jumelage avorté de notre belle commune et de la ville de Fukushima, puis des tentatives de contact avec Turin, Viry-Châtillon, Sochaux et Rüsselsheim, le conseil dit ″municipal″ s’est rapproché de la ville de Miovénie, en Roumanie.
Pour sceller cette amitié, le maire Ion Georgescu a offert à son homologue venterolais un magnifique présent emblématique, produit du terroir issu du savoir-faire local : un Dokker.
Paré de ses plus belles bandes réfléchissantes, celui-ci pavoise maintenant dans le village et alentours, rapprochant inexorablement le fidèle Toy municipal de chez Pancallo.

Dans un souci d’éthique, Carmentran conseilla aux rédacteurs de son procès de ne pas s’épandre sur le résultat des élections municipales.
Mais le comité de rédaction, qui ne possède ni éthique ni morale, en avait décidé autrement.
C’était sans compter sur le malin Carmentran qui, grâce à de très longues études en DEUG de Droit, dénicha une vieille loi datant de la Première Convention de Genève pour interdire aux écrivains du comité d’en parler : en effet, l’ordonnance de 1864 stipule qu’il est interdit de tirer sur une ambulance !

Après la mise à la retraite forcée du tireur de litre le plus rapide de l’ouest, Carmentran a déniché un nouveau talent venterolais, celui du charcutier le plus rapide de la cabane : Don Anthonio de la Vega est en effet le seul capable de transformer dans le temps record de 3 secondes et 6 dixièmes un porcin de 90 kg en autant de chair à saucisse.
Face à la pénurie de boyau naturel après un tel exploit, le noble recordman est même parvenu à se faire sponsoriser pour embosser ses saucisses par le célèbre équipementier Durex.

Carmentran, mélomane à ses heures perdues, a composé une chanson, sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre :

Au nord c’était Novézan

La terre c’était du chiendent

Le ciel n’était pas bien bon

Les hommes de piètres vignerons

Nos fenêtres donnaient sur un village minable

Et la pluie nous rendait incapable

Mais mon père en rentrant avait les yeux si rouge

Que je croyais boire du gros rouge

Je devenais vigneron malgré ce climat là

Je crois qu’il était fier de moi

Il était généreux comme ceux du pays

Et je lui dois ce que je suis

Au nord c’était Novézan

La terre c’était du chiendent

Le ciel n’était pas bien bon

Les hommes de piètres vignerons

Et c’était mon enfance et elle était merdeuse

Dans la fumée des sulfateuses

Et j’voyais le campanille à défaut de montagne

D’en haut je voyais la campagne

Mon père complètement noir comme l’étaient ses parents

Ma mère s’faisait des cheveux blancs

Ils étaient de Novézan comme on est d’un pays

Grâce à eux je sais qui je suis

Au nord c’était Novézan

La terre c’était du chiendent

Le ciel n’était pas bien bon

Les hommes de piètres vignerons

Y’avait à la mairie le jour de Carmentran

Une photo de Michel Blanc

Et chaque bouteille de vin était un diamant rose

Posé sur fond de cirrhose

Ils parlaient du vingt six et de ce hameau triste

Des accidents de motocyclistes

Ils aimaient leur métier comme on aime un pays

C’est avec eux que j’ai compris

Au sud c’était Venterol

La terre c’était le pétrole

Le ciel c’était toujours bon

Les hommes de grands vignerons

Le ciel c’était toujours bon

Les hommes de grands vignerons

Pour tous ces méfaits, je demande pour ce cher Sieur Carmentran :

L’ACQUITTEMENT PUR ET SIMPLE !!!!

Le Comité de rédaction se permet enfin de transmettre à la foule réunie ici quelques messages susceptibles de faire pencher la balance du procès en faveur de l’accusation, voire même parfois de la défense :

- Carnet rose chez AXA et Citroën : une petite Chloé est née !
- Carnet jaune à la cabane de chasse : seulement 185 petites ricardes se sont écoulées
- Carnet Carnet Zé : à la baille !
- Carnet Bistrot : à la bougie !
- Carnet de santé : marabouté !
- Carnet Vieux : pas revu…
- Carnet Pato le Chien : pas re-revu...
- Carnet Vicomte : non plus !
- Carnet pintades : toujours là !
- Carnet déménagement : les Le Quesnoy n’ont toujours pas de voisins
- Carnet camping : toujours de l’ombre la nuit, de l’eau l’hiver !
- Carnet élection : paysanasses 15 menuisiers 0
- Carnet suisse : inéligible !
- Carnet QG de campagne : y’a du pain sur la planche !
- Carnet veste : ah non, c’était une élection…
- Carnet Martine : ah non, c’est Marianne
- Carnet Martine : ah non, c’est Maryse
- Carnet Semoule : fait gonfler !
- Carnet Moulinier : pas mieux !
- Carnet bombarde : ça va péter !
- Carnet bombarde : ah non, ça a chiqué…
- Carnet fumeurs : dehors !
- Carnet buveurs : dedans !
- Carnet drogués : en cure !

Peuple Venterolais, votre verdict ?